PRE-TEST DES SPOTS DE LA CAMPAGNE « TRUSTED PARTNER » Yaoundé, juin 2004

INTRODUCTION : Dans le développement des interventions en sciences sociales, le pré-test des matériaux éducatifs destinés à une large diffusion représente une démarche opérationnelle ayant au moins un double intérêt : méthodologique et stratégique. Sur le plan méthodologique, il s’agit d’approuver le contenu du matériel en vérifiant sa pertinence et en s’assurant qu’il décrit effectivement ce qu’il est censé décrire ;

alors que sur le plan stratégique, il est question de rapprocher  le plus possible, le contenu du produit testé des réalités des groupes visés ; leur milieu géographique, leur style de vie, leur personnage type , leur niveau de compréhension ou encore leur jargon. Le pré-test des matériaux d’éducation apparait donc non seulement comme une démarche de validation scientifique ; mais aussi comme une opération visant l’appropriation par le groupe cible d’une production éducative qui lui est destinée. Cette initiative de Communication pour le Changement de Comportement à travers les spots permettra d’appréhender au mieux les moyens les plus adéquats pour faire passer le message auprès de la population jeune.


METHODOLOGIE : Il s’agit d’une étude qualitative utilisant le Focus Group Discussion comme une procédure de recherche. Les jeunes des deux sexes étaient considérés comme la potentielle audience principale, constituant de ce fait la population de notre étude. L’étude a couvert 3 villes du Cameroun à savoir : Yaoundé, Bamenda et Ngaoundéré. A la suite des opérations de terrain, les données collectées  au sujet de chaque matériel pré-testé ont été organisées et analysées selon les procédures de l’analyse des contenus.  


RESULTAT : Quelque soit la région linguistique dans laquelle on se trouve, Anglophone(Bamenda), Francophone (Yaoundé) et Fulfulde (Ngaoundéré), tous les jeunes, garçons et filles sont capables de décrire le contenu des spots. Par ailleurs, quelques participants pensent que l’objectif du spot est d’encourager les familles à encadrer les jeunes. Toutefois, dans tous les FGD, lorsqu’un participant est parvenu à bien écouter la partie-clé peu audible, il a par la suite cerné aisément le sens réel du message véhiculé. Ces messages ont ceci de positif qu’ils font prendre conscience aux jeunes qu’outre la prudence, il faudrait adopter une attitude responsable, de prise en charge personnelle. Les spots audio et TV, en général, sont jugés bons pour la diffusion. Il n’y a que les filles (15-19 ans) qui pensent que le spot TV à l’école doit être supprimé ou tout au moins considérablement modifié avant diffusion. Certes, elles dissertent  sur les changements souhaités ; ce qui rend compte du fait que, globalement, elles  ne s’identifient pas à cette affiche.  En dehors de cette observation, on peut dire qu’aucun spot ne parait réellement superflu, ou n’a suscité une désapprobation totale. Le problème de mauvaise qualité de la bande son des spots TV a néanmoins été souligné lors de tous les FGDs et il est impératif d’y remédier. Plusieurs participants ont réclamé l’utilisation de voix des camerounais dans les spots audio. En matière de préférence, le poster de Jimmy et Annabel recueille le plus grand nombre de suffrages justement parce qu’il mettait  en scène deux individus qui ont décidé de rester ensemble malgré leur statut sérologique.


CONCLUSION : L’utilisation des spots comme un moyen de faire passer un message  s’est  avéré  très constructif parmi les jeunes d’où la nécessité d’adopter un tel concept pour toucher une masse considérable.                                                                        

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