ETUDE DE BASE POUR LE SUIVI ET L’EVALUATION DES PRATIQUES DE PLANIFICATION FAMILIALE CHEZ LES PERSONNES AGEES DE 15 A 49 ANS A YAOUNDE. MARS 2009

INTRODUCTION : Comme dans la plupart des pays du monde contemporain, la sexualité et la maitrise des naissances constituent à tous égards, un défi majeur, tant il est vrai que ces problématiques sont à l’articulation de la vie, du développement, de la santé et donc du bien-être de l’homme et des sociétés. Le champ de planification Familiale (PF) au Cameroun présente plusieurs points d’ancrage.

En effet EDSCIII, 2004 signale  que le niveau de connaissance actuel  de la  contraceptive se situe autour de 90%, alors que la proportion des femmes en union utilisant une méthode contraceptive quelconque ne dépasse guère les 26%. En ce qui concerne les besoins non satisfaits, les chercheurs prévenaient qu’avec le niveau actuel de fécondité, les femmes en union donneront en moyenne 7,1 enfants durant leur vie féconde, alors que si toutes les naissances non-désirées étaient évitées, cet indicateur serait de 5,7 enfants seulement (LIBITE et FOTSO, 1994). Ceci dit, la présente étude  a pour but de promouvoir la disponibilité de l’information sur la Planification des naissances tout en développant l’offre des services de qualité sur le planning Familial.


METHODOLOGIE : Il s’agit d’une étude quantitative de type transversal réalisée auprès des personnes des deux sexes reparties en trois sous-groupes (les individus donc la tranche d’âge se situe entre 15-24 ans ; 25-34 ans et 35-49 ans)  et habitant la ville de Yaoundé. Le questionnaire a servi d’outil de collecte. Les données ont été saisies et analysées sur les logiciels CSPRO et SPSS.
RESULTATS : L’échantillon était constitué de 3370 individus dont 1134 (33,5%) de sexe masculin et 2236 (66,3%) de sexe féminin. la répartition de la population par âge révèle que les adolescents & jeunes  constituent la frange la plus représentée (48,4%) ; à coté des adultes de 25-34 ans (35,41%) et de 35-49 ans (16,24%). S’agissant des sources d’information sur la santé, les résultats  montrent que les cinq canaux les plus évoqués sont dans l’ordre suivant : la télévision (67,3%) ; le personnel de santé (42,8%) ; la radio (40,6%) ; les journaux (21,2%) et les causeries éducatives (12,2%). Concernant  la connaissance et la pratique contraceptive, il ressort que 87% des sujets interrogés ont une connaissance notionnelle du concept de PF alors que 99,7% de sujets en ont une connaissance plus pratique. Chez les hommes, l’indice de connaissance d’au moins une méthode contraceptive est de 99,5%. Chez les femmes, presque toutes celles enquêtées connaissent au moins une méthode contraceptive (99,8%) et le niveau d’utilisation se situe  à 5,6% pour la pilule et 3,6% pour les injectables. Le taux d’utilisation des condoms se situe quant à lui à 79,3% pour le condom masculin et à 6,4%  pour le condom féminin. Chez les hommes, ces données s’établissent à 90,5% pour le condom masculin et à 6,4% pour le condom féminin. Traitant des raisons de la non utilisation de la contraception, un ensemble de 1,1% des hommes et 2,1% de femmes n’utilisent actuellement aucune méthode de contraceptive. Chez les hommes : le désir d’avoir les enfants (33,3%), le rejet de la contraception (25%), le refus par le partenaire (16,7%). Chez les femmes : le désir d’avoir les enfants (40,5%) le refus catégorique de la contraception (21,4%), le refus par le partenaire (7,1%), la peur des effets secondaires et le cout de la contraception (2,4%).
CONCLUSION : Il sera indiqué d’axer les communications sur les bienfaits sociaux, économiques, sanitaires et psychologiques de la planification des naissances, dans un contexte de modernité où
                                                                                               

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