UTILISATION DES METHODES CONTRACEPTIVES DE LONGUE DIREE AU CAMEROUN ; Yaoundé 2012

INTRODUCTION : Il est intéressant de comparer le niveau de connaissance des méthodes contraceptives observé au cours de l’EDS-MICS à celui des EDS précédentes ; cela permet d’apprécier l’impact des efforts faits dans la promotion de la planification au Cameroun. Ainsi, on constate que le niveau de connaissance des méthodes contraceptives s’est progressivement amélioré chez les femmes depuis 1991, qu’elles soient en union ou non.

En effet, la proportion de femmes connaissant au moins une méthode contraceptive est passée de 73% en 1991, à 81% en 1998, à 90% en 2004 et à 94% en 2011. S’agissant des contraceptifs spécifiques tels que les injectables et plus encore les contraceptifs de longue durée, à l’instar du DIU, les données récentes (FOCAP/ACMS, 2011) indiquent que même dans une cité urbaine comme Yaoundé, l’utilisation du DIU dans la population féminine ne dépasse guère les 0,2%.  Au regard donc ce contraste entre connaissance  et pratique de la contraception, l’étude servira de point de départ à partir duquel les activités menées seront mesurées.


METHODOLOGIE : L’enquête a été réalisée auprès des femmes âgées  de 15-49 ans ; et a obéi à la démarche d’une enquête ménage de type transversale.  Dans chaque ménage éligible, un seul sujet appartenant à la population cible a été interviewé ; dans le cas ou le nombre d’individus âgés de 15-49 ans était supérieur à un, l’on devrait procéder  à un tirage aléatoire à probabilité égale de la personne à interroger. La base de sondage utilisée pour l’implantation de cet échantillon était celle du 3éme RGPH. L’étude a couvert la zone urbaine des localités suivantes : Yaoundé, Douala, Bamenda. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire standardisé et les logiciels SPSS et CSPRO ont été utilisés pour l’analyse et la saisie des données.


RESULTATS : Les analyses portent sur un ensemble de 3249 femmes issues de la visite de 4290 ménages. La répartition de l’échantillon par âge permet de remarquer que le groupe d’âge le plus représenté est celui de 25-34 ans. Presque tous les sujets ont été à l’école (98,6%) et le statut matrimonial quant à lui fait ressortir deux grands groupes  dominants : les personnes vivant en union (47,1%) et les célibataires (45,1%). Plusieurs indicateurs ont été retenus dans le cadre de cette étude. S’agissant de la tendance et préférence en matière de fécondité près de 3 femmes sur 4 ont déjà connu au moins une maternité ; avec une occurrence plus forte dans les groupes des plus âgées ; comparativement aux plus jeunes. L’âge moyen à la première maternité étant de 20 ans. Ce qui rend compte d’une concentration des premières naissances autour de cet âge. Concernant  la connaissance et la pratique de la contraception, on distingue les méthodes  les plus connues qui affichent chaque fois des scores de connaissances supérieurs à la moyenne des répondants (condom masculin : 97,3% ; pilule 72,6%) de celles les moins connues dont l’implant/norplant (41%) et le DIU (10%). L’utilisation quant à elle situe ces deux dernières méthodes contraceptives à la même enseigne ; avec  des indicateurs de l’ordre de 1,8% et 3,7% pour le DIU et l’Implant. Toutefois la durée d’utilisation moyenne chez les femmes ayant été clientes du DIU est de 23,7% mois avec des variations notables en fonction du site. L’intention d’utilisation future du DIU n’est pas elle-même particulièrement éloquente, puisque ne concernant que 5,2% des non-utilisatrices actuelles de Bamenda, 5,5% de celles de Douala et 2,5% de celles de Yaoundé.  L’utilisation actuelle de l’Implant, quant a elle s’établit à 3,6% lorsqu’on considère le groupe des utilisatrices les plus potentielles ; et à 2,3% si l’on prend en compte l’ensemble des femmes de l’échantillon. L’utilisation future du DIU ne se présente pas elle-même sous des auspices très enthousiastes ; ne concernant que 12,6% des non utilisatrices actuelles. 


CONCLUSION : L’étude a permis de collecter une somme importante de données qui devront maintenant être exploitées  afin de mieux orienter les actions de terrain et les rendre le plus possible profitable à la cible.

INTRODUCTION : Il est intéressant de comparer le niveau de connaissance des méthodes contraceptives observé au cours de l’EDS-MICS à celui des EDS précédentes ; cela permet d’apprécier l’impact des efforts faits dans la promotion de la planification au Cameroun. Ainsi, on constate que le niveau de connaissance des méthodes contraceptives s’est progressivement amélioré chez les femmes depuis 1991, qu’elles soient en union ou non. En effet, la proportion de femmes connaissant au moins une méthode contraceptive est passée de 73% en 1991, à 81% en 1998, à 90% en 2004 et à 94% en 2011. S’agissant des contraceptifs spécifiques tels que les injectables et plus encore les contraceptifs de longue durée, à l’instar du DIU, les données récentes (FOCAP/ACMS, 2011) indiquent que même dans une cité urbaine comme Yaoundé, l’utilisation du DIU dans la population féminine ne dépasse guère les 0,2%.  Au regard donc ce contraste entre connaissance  et pratique de la contraception, l’étude servira de point de départ à partir duquel les activités menées seront mesurées.

METHODOLOGIE : L’enquête a été réalisée auprès des femmes âgées  de 15-49 ans ; et a obéi à la démarche d’une enquête ménage de type transversale.  Dans chaque ménage éligible, un seul sujet appartenant à la population cible a été interviewé ; dans le cas ou le nombre d’individus âgés de 15-49 ans était supérieur à un, l’on devrait procéder  à un tirage aléatoire à probabilité égale de la personne à interroger. La base de sondage utilisée pour l’implantation de cet échantillon était celle du 3éme RGPH. L’étude a couvert la zone urbaine des localités suivantes : Yaoundé, Douala, Bamenda. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire standardisé et les logiciels SPSS et CSPRO ont été utilisés pour l’analyse et la saisie des données.

RESULTATS : Les analyses portent sur un ensemble de 3249 femmes issues de la visite de 4290 ménages. La répartition de l’échantillon par âge permet de remarquer que le groupe d’âge le plus représenté est celui de 25-34 ans. Presque tous les sujets ont été à l’école (98,6%) et le statut matrimonial quant à lui fait ressortir deux grands groupes  dominants : les personnes vivant en union (47,1%) et les célibataires (45,1%). Plusieurs indicateurs ont été retenus dans le cadre de cette étude. S’agissant de la tendance et préférence en matière de fécondité près de 3 femmes sur 4 ont déjà connu au moins une maternité ; avec une occurrence plus forte dans les groupes des plus âgées ; comparativement aux plus jeunes. L’âge moyen à la première maternité étant de 20 ans. Ce qui rend compte d’une concentration des premières naissances autour de cet âge. Concernant  la connaissance et la pratique de la contraception, on distingue les méthodes  les plus connues qui affichent chaque fois des scores de connaissances supérieurs à la moyenne des répondants (condom masculin : 97,3% ; pilule 72,6%) de celles les moins connues dont l’implant/norplant (41%) et le DIU (10%). L’utilisation quant à elle situe ces deux dernières méthodes contraceptives à la même enseigne ; avec  des indicateurs de l’ordre de 1,8% et 3,7% pour le DIU et l’Implant. Toutefois la durée d’utilisation moyenne chez les femmes ayant été clientes du DIU est de 23,7% mois avec des variations notables en fonction du site. L’intention d’utilisation future du DIU n’est pas elle-même particulièrement éloquente, puisque ne concernant que 5,2% des non-utilisatrices actuelles de Bamenda, 5,5% de celles de Douala et 2,5% de celles de Yaoundé.  L’utilisation actuelle de l’Implant, quant a elle s’établit à 3,6% lorsqu’on considère le groupe des utilisatrices les plus potentielles ; et à 2,3% si l’on prend en compte l’ensemble des femmes de l’échantillon. L’utilisation future du DIU ne se présente pas elle-même sous des auspices très enthousiastes ; ne concernant que 12,6% des non utilisatrices actuelles.

CONCLUSION : L’étude a permis de collecter une somme importante de données qui devront maintenant être exploitées  afin de mieux orienter les actions de terrain et les rendre le plus possible profitable à la cible.

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